L’année 2015 va néanmoins être meilleure. Autant parce que les soutiens publics vont permettre au marché d’affirmer une vigueur retrouvée qu’en raison de conditions de crédit qui vont rester excellentes. La reprise qui s’est amorcée durant l’été 2014 va donc s’amplifier tout au long de l’année 2015.

Que la reprise est belle

Durant l’été 2014, l’activité du marché de l’ancien s’est ressaisie. Après avoir bien commencé l’année, le marché avait en effet été fortement déstabilisé par certaines des dispositions de la loi ALUR (tant dans le secteur de la transaction que dans celui de l’investissement locatif privé). Mais dès juillet, les annonces du Premier Ministre et de la Ministre du Logement ont rassuré le marché : l’encadrement des loyers redouté par les investisseurs n’allait être mis en œuvre que sur Paris et peut-être, plus tard, ailleurs … mais sans que cela ne constitue une priorité, loin de là ; l’accession à la propriété était redevenue un des outils privilégié de la relance des marchés et le PTZ allait de nouveau être accordé dans l’ancien avec travaux …

Il n’en fallait pas plus pour que le marché de l’ancien retrouve de la vigueur. D’autant que dans le même temps, les conditions de crédit ont continué à s’améliorer, d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Les taux ont de nouveau reculé, à des niveaux jamais observés jusqu’alors. Les durées moyennes des crédits accordés se sont allongées de l’ordre de 10 mois, en 2014. Et les établissements bancaires ont allégé, contre l’avis des autorités monétaires, leurs exigences habituelles : dès juillet, cela s’est exprimé par une baisse sensible des taux d’apport personnel jusqu’alors exigés.

Pour bien souligner toute l’importance de cette amélioration des conditions de crédit, la seule baisse des taux d’intérêt intervenue entre la fin de décembre 2011 à décembre 2014 est équivalente à une baisse des prix des Lire l’article complet

Selon l’analyse du Crédit Foncier, publiée au début du mois de mars, le marché immobilier lyonnais a fait preuve d’une bonne résistance sur l’année 2014.

Partout en France, les conditions des taux de crédit immobiliers n’ont jamais été aussi favorables à l’acquisition de logement. Ils ont poursuivi leur baisse pour s’établir à un niveau moyen de 2,29 % à la fin janvier 2015, du jamais vu depuis 70 ans.

Lyon, où le coût total moyen de l’acquisition d’un appartement a baissé de 12,1 % en trois ans (2012 à 2014), est une des villes de Province où la baisse de pouvoir d’achat immobilier a été la plus importante (-22 %). Suivent ensuite Dijon (-16 %), Rouen (-17 %), Toulouse (-20 %), Nantes (-20 %), Bordeaux (-24 %) et Lille (-25 %).

De 1998 à 2010, à Lyon, le pouvoir d’achat immobilier de chaque tranche d’âge a fortement diminué. Ainsi, en 1998, 71 % des ménages entre 30 et 35 ans étaient en mesure d’acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins, alors qu’ils n’étaient plus que 45 % en 2010. De même pour les ménages entre 50 et 55 ans. Ils étaient 87 % en 1998 à pouvoir acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins alors qu’ils étaient 73 % en 2010.

Par ailleurs, sur cette même période (1998-2010), le pouvoir d’achat des primo-accédants a baissé de plus de 50 % alors que celui des secondo-accédants de plus de 35 ans s’est globalement maintenu.

Les prévisions pour l’année 2015 sont plutôt optimistes. Les taux d’intérêt de crédit immobilier devraient rester bas. Ainsi, dans l’ancien, les prix devraient rester stables dans les quartiers recherchés et en centre-ville. En revanche, la correction des prix devrait encore se poursuivre dans les secteurs moins attractifs.

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Selon l’Insee, avec une progression de 0,62% en un an, l’indice du coût de la construction s’établit à 1625 au quatrième trimestre 2014. Concernant l’indice des loyers commerciaux, ce dernier s’établit à 108,47 au quatrième trimestre 2014, pour une progression de 0,01 % sur un an. Enfin, l’indice des loyers tertiaires s’établit à 107,80 sur cette même période, et progresse de 0,50 % sur un an.

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78 000 euros, il s’agit là du montant maximum de PTZ dans l’ancien avec travaux auquel peut souscrire une famille de quatre personnes en zone A.

Selon les données du Crédit Foncier, une famille avec deux enfants achetant en zone A un logement ancien avec travaux, peut bénéficier d’un PTZ de 78 000 euros maximum, selon les nouvelles modalités mises en place en janvier 2015.

 » Pour ce faire, les travaux doivent représenter un minimum de 25 % du coût total de l’opération règlementaire et le logement doit être situé dans une des communes éligibles au dispositif », explique le Crédit Foncier.

Le PTZ est un prêt aidé et réglementé octroyé aux ménages primo-accédants, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence au cours des deux dernières années. Il est accordé sous conditions de ressources ; il couvre une partie du financement et est associé à un prêt immobilier principal.

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