Chauffage, électricité, carburant : la consommation énergétique pèse sur le budget des ménages franciliens et notamment ceux de la grande couronne francilienne. La hausse du coût de l’énergie et la forte variabilité des prix ont entraîné la mise en place de stratégies d’adaptation : l’IAU s’est attaché à analyser ces stratégies.

Selon une étude de l’institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), en Île-de-France, 174 000 ménages connaissent des dépenses énergétiques deux fois supérieures à la moyenne des ménages franciliens (logement et carburant). Résider hors de l’agglomération parisienne, être propriétaire, occuper une maison individuelle, se chauffer à l’électricité, avoir de modestes revenus, sont autant de déterminants qui augmentent la vulnérabilité des ménages.

L’effort énergétique, calculé selon les dépenses énergétiques des ménages rapportées à leurs revenus, touche particulièrement les occupants âgés de plus de 60 ans du parc individuel et les jeunes locataires en immeuble, d’autant plus lorsqu’ils sont chauffés respectivement au fioul et à l’électricité. Dans les deux cas, il s’agit de logements anciens.

L’enquête révèle également que les ménages franciliens anticipent mal les dépenses de chauffage au moment de l’acquisition d’une maison. Des travaux a minima sont effectués sans évaluation globale des besoins, ni prise en compte du rapport investissements/économies sur le long terme : le chauffage est limité aux pièces à vivre, les radiateurs électriques parfois délaissés pour un poêle à pétrole ou du chauffage au bois, plus risqués en émissions de monoxyde de carbone.

156 000 ménages peuvent être considérés comme vulnérables vis-à-vis de leur mobilité professionnelle, et 289 000 au vu de leur mobilité quotidienne. Les ménages de la grande couronne (en particulier ceux de la Seine-et-Marne) sont très représentatifs de cette situation. Stratégies, arbitrages et compromis sont mis en place.

Enfin, les ménages âgés (+ de 60 ans) consacrent une part plus importante de leurs dépenses de consommation pour se chauffer. Lire l’article complet

En un an, les prix des logements anciens ont baissé de 2,4% en Ile-de-France. Selon l’analyse des notaires franciliens, d’octobre 2014 à janvier 2015, le recul des prix s’est accéléré pour les maisons (-2,3% en 3 mois).

Mais après correction de la variation saisonnière, la baisse trimestrielle est limitée à 0,7%. On observe un phénomène identique pour les appartements dont les prix reculent de 1,5% en 3 mois mais de 0,7% une fois les variations saisonnières corrigées.

A Paris, le prix au m² des appartements anciens s’établit à 7 930 € en janvier 2015 (-1,5% sur 3 mois, -2,8% sur 1 an). La baisse se poursuivant, il devrait tomber à 7 830 € en mai 2015 d’après les prix issus des avant-contrats. Après une phase de résistance, les prix des appartements en Petite Couronne pourraient connaître un recul un peu plus rapide.

D’après les indicateurs avancés, les prix des maisons anciennes devraient baisser modérément mais pourraient ensuite répartir en légère hausse au mois de mai 2015.

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Les volumes de ventes de logements anciens restent médiocres et orientés à la baisse en Ile-de-France. Il faut espérer que la baisse des prix, qui se confirme, et des taux d’intérêt exceptionnellement attractifs viendront dynamiser un marché immobilier francilien qui manque clairement de souffle.

Avec seulement 29 240 logements anciens vendus en Ile-de-France de novembre 2014 à janvier 2015, le volume des ventes diminue de 9% par rapport à la période novembre 2013-janvier 2014, selon les notaires franciliens. Les volumes de ventes de la période sont inférieurs de 14% à ce qu’ils étaient pendant ces dix dernières années.

 » Les mois se suivent et se ressemblent avec un repli du nombre de transactions de 16% en novembre 2014, de 12% en décembre et de 14% en janvier 2015 par rapport à la même période un an plus tôt », expliquent les notaires.

D’après les premiers indicateurs des Notaires de Paris – Ile-de-France, les perspectives pour février ne sont guère encourageantes. Mais elles le seraient davantage sur les promesses de vente.

De novembre 2014 à janvier 2015 et par rapport à la même période un an plus tôt, les volumes de ventes d’appartements ont baissé de 12% dans Paris, de 16% dans les Hauts-de-Seine et de 12% dans les Yvelines. Ils ont mieux résisté pour les maisons en Grande Couronne (-4%).

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