Les collectivités locales sont détentrices d’un patrimoine immobilier et foncier important, équivalent selon la Cour des Comptes à 242 milliards d’euros. Un patrimoine essentiel pour assurer leurs missions de service public, structurer l’urbanisation et renforcer leur attractivité économique, touristique et résidentielle.

À l’occasion du MIPIM, Deloitte a publié la première édition de son baromètre sur la gestion immobilière des villes françaises. L’enquête révèle une volonté des villes d’optimiser et rationaliser la gestion de leur parc immobilier, même si la structuration de la fonction immobilière et le recours à des outils dédiés restent encore limités.

Vers une structuration de la gestion immobilière des villes
Bien qu’il soit encore prématuré de parler d’une fonction immobilière structurée (le patrimoine immobilier et foncier est généralement éclaté entre plusieurs entités), on constate une tendance à la centralisation de la fonction immobilière. 36% des villes ont d’ores et déjà regroupé les compétences au sein d’une entité unique qui centralise la gestion immobilière de la collectivité et 18% envisagent de suivre cette tendance, largement répandue dans le secteur privé, notamment par la mise en place de directions immobilières. Seulement 46% des communes considèrent disposer d’un système d’information adapté à la gestion immobilière, alors que cet outil favoriserait un meilleur partage de l’information au sein de la collectivité et un suivi plus efficient du patrimoine.

A la différence du secteur privé, les communes font encore peu appel à des expertises externes dans leur gestion immobilière (21% des communes).

 » On note un fort potentiel d’optimisation dans la gestion patrimoniale des villes, à travers l’émergence d’une fonction immobilière davantage concentrée, dotée d’un outil informatique unique et complet, et enfin s’appuyant sur des expertises externes et de bonnes pratiques issues d’autres structures publiques ou du privé. », souligne Pierre Mescheriakoff, Directeur Real Estate Advisory chez Deloitte.

Des communes actives sur le marché immobilier
Environ 90% Lire l’article complet

Au Pays Basque, depuis la fin de l’année 2014, les transactions entre 1 et 2,5 millions d’euros ont repris. Cette embellie s’explique, selon Barnes, par la fin de l’exode des fortunes françaises. Au-delà de 2,5 millions d’euros, en revanche, la clientèle, davantage internationale, marque le pas.

 » Les prix se sont stabilisés et une nouvelle baisse semble peu probable, explique Philippe Thomine-Desmazures, Directeur de Barnes Côte Basque. Sur les marchés porteurs, le littoral et les centres-ville, les acquéreurs sont de retour et soutiennent les prix. Ailleurs, faute d’acquéreurs, les vendeurs préfèrent se retirer du marché.

Une clientèle pragmatique, majoritairement nationale
Les Français restent, de loin, la première clientèle de la Côte basque. Les résidents à l’année sont de plus en plus actifs sur le marché. Ils recherchent des biens compris entre 500 000 € et 1 200 000 € pour un appartement et entre 850 000 € et 1 800 000 € pour une maison.

Les acquéreurs restent cependant très prudents et limitent au maximum les risques de déconvenue. Ainsi, ils n’engagent aucune procédure d’achat sans avoir signé l’acte de vente du bien leur servant au financement. De plus, ils raisonnent souvent en  » budget tout compris », calculant aussi bien les frais d’acquisition que le montant des travaux avant de s’engager.

En attendant l’effet dollar… À côté de cette clientèle  » locale », les acheteurs proviennent principalement d’Europe : Suisses, Belges, Hollandais, Scandinaves. Les Espagnols qui, pour la plupart, ont quitté le marché au moment de la crise ne sont toujours pas de retour. Quelques Russes investissent le marché afin de sécuriser leurs avoirs alors que le rouble connaît des dévaluations.

Les Américains et les Anglais ne sont pas encore réapparus. Cependant, leur retour pourrait se concrétiser si l’euro reste faible par rapport au dollar. Enfin, la clientèle chinoise ne semble pas vouloir Lire l’article complet

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Le Conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne avait, la semaine dernière, laissé inchangés ses taux directeurs, les taux d’intérêt des opérations principales de refinancement, de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeurant à respectivement 0,05 %, 0,30 % et -0.20%.

L’institution a toutefois franchi une nouvelle étape dans sa politique monétaire, en indiquant débuter le 9 mars l’achat de titres de dettes souveraines sur les marchés. Elle met ainsi une pression à la baisse des taux. Sur le seul premier jour de l’opération, 3,2 milliards d’euros de titres ont été acquis, un phénomène de nature à encore faire baisser les rendements sur les marchés de taux. Ainsi, sur le marché de la dette, le rendement de l’OAT 10 ans a reculé, lundi et les jours suivant, ce dernier établissant un nouveau plus bas historique à 0.49% mercredi sur le marché secondaire.

L’objectif de la Banque Centrale Européenne, qui s’inspire de l’action réalisée par la Federal Reserve américaine il y a plusieurs mois, est de faire remonter à tout prix le taux d’inflation en zone euro. L’institution avait abaissé il y a une semaine sa prévision d’inflation en zone euro pour 2015, et relevé celle pour 2016 à 1.5% et indiqué dans le même temps une prévision pour à 1.8% en 2017, soit un niveau proche de l’objectif moyen terme de la banque centrale, fixé à 2%.

Sur le front du crédit immobilier, cette érosion des rendements sur les marchés pourrait avoir un impact sur la politique de distribution de crédit des banques, qui devraient une fois de plus profiter de ce mouvement pour prêter à des taux encore plus bas qu’elles ne l’ont fait jusqu’alors.

Tant qu’aucune reprise des rendements n’interviendra sur les marchés de taux, Lire l’article complet

Transactions, formation, management, Internet révolutionne la profession d’agent immobilier. À condition d’en bien maîtriser les outils.

2015 sera pour les agents immobiliers l’année du numérique ! L’affirmation paraît péremptoire, et pourtant elle ressort à l’évidence. Tout se passe comme si la prise de conscience par la profession des apports du numérique s’était construite au fil des années précédentes, et comme si les vérités sautaient aux yeux.

Les indices? Ils sont multiples. La nouvelle tonitruante, d’abord, que les syndicats, les réseaux commerciaux et les principales enseignes de la transaction tentent de s’associer pour créer un site d’annonces commun. Il n’est pas certain qu’ils y réussissent, mais au fond ce n’est pas l’essentiel. Pourquoi ce projet soudain ? Parce que la collectivité professionnelle, qui réalise la prépondérance de cet outil de mise en marché, voudrait être en quelque sorte propriétaire des clés de son chiffre d’affaires, alors qu’elle se sent otage d’éditeurs spécialisés.

Ces éditeurs, non sans talent, ont simplement compris avant tout le monde l’enjeu de la puissance numérique. Ils avaient anticipé que l’essentiel des ventes et des locations se ferait par les vitrines virtuelles et non par les boutiques physiques. Clairement, le rôle de l’agence n’est plus le même. Ces éditeurs avaient aussi compris qu’il ne suffisait pas de numériser les annonces et de les enrichir par l’image, l’axonométrie (plan en 3D) ou les diagnostics, mais qu’il fallait simplifier la vie du candidat acquéreur ou du locataire en consolidant les offres. L’œcuménisme est fondamental, et les agents immobiliers sont également en train de le comprendre, à mille lieues des chapelles, à mille lieues même des marques et des enseignes jalouses de leur site.

Cela dit, ceux qui ont tout misé sur l’agence virtuelle – les réseaux de mandataires – n’ont-ils pas envoyé le balancier trop loin ? N’auront-ils pas besoin de disposer d’ancrages Lire l’article complet