CATHERINE SABBAH / JOURNALISTE | LE 11/03 À 11:01 Liquidités, bulle spéculative, production de bureaux, taux de vacance, niveaux des loyers… L’immobilier en cinq questions essentielles et des réponses. Des poches encore pleines ? Ils ont pour l’instant de l’argent à revendre. La levée de fonds a atteint des records en 2014. Traditionnellement entre 5 et 10 %, l’allocation en immobilier des grands fonds ou des compagnies d’assurances devrait encore augmenter. « Le monde entier cherche à placer son argent dans des zones politiquement et monétairement sûres. Dans les villes monde. Il n’y en a pas 50 et Paris en fait partie », analyse…

Point de vue de Karim Goudiaby, CEO d’Appartager.com

À l’heure où la France compte 3,5 millions de chômeurs, il devient vital de se pencher sur toutes les solutions économiques alternatives que nous avons à disposition pour relever la tête. Il en est une, ancienne et pourtant sous-évaluée, qui suscite nombre d’incompréhensions et qui est par conséquent aujourd’hui étouffée, mais dont le potentiel est grand : l’économie du partage.

Jour après jour, les journaux et magazines à grand tirage publient des articles traitant de sharing economy, affirmant que des sociétés telles qu’Uber ou Airbnb apportent une vision nouvelle et innovante du marché, vision en mesure de transformer notre économie moderne. Je ne contredirai certainement pas cette dernière assertion. En effet, le succès considérable et la croissance fulgurante de ces entreprises, montre clairement que notre monde dispose de suffisamment d’espace pour permettre le développement de l’économie du partage, ou tout du moins qu’il souhaite en créer. Cependant, bien que la plupart des articles en question peinent à reconnaître qu’il ne s’agit que d’une  » tendance », rien n’est ici nouveau ou novateur. Bien au contraire, l’économie collaborative est probablement l’une des pratiques les plus usuelles et anciennes de notre Histoire.

Commençons par définir le terme même. La sharing economy, aussi appelée  » économie peer-to-peer »,  » économie collaborative » ou  » consommation collaborative », est un système reposant sur le partage de ressources humaines et matérielles. Depuis quelques années, cette forme de commerce s’est vue associée à l’idée que  » Monsieur Tout-le-monde » pouvait revêtir le costume d’homme d’affaires. Ni le principe du partage de ressources, ni celui de gens ordinaires devenant leurs propres patrons ne sont réellement nouveaux. En effet, il n’y a qu’à l’époque de l’industrialisation et de la modernité occidentale que ces pratiques étaient inhabituelles. Il faut donc prendre un Plus

Gecina annonce, à l’occasion du MIPIM, la signature d’une promesse de VEFA, avec Icade Promotion et Cirmad, portant sur l’immeuble de bureaux Sky 56 situé dans le quartier de la Part Dieu à Lyon. Le montant de la transaction s’élève à 136 M€ acte en main, soit 4 164 € / m² (hors parking).

L’actif, situé dans le quartier d’affaires de la Part Dieu, dans l’hyper-centre de Lyon, développe une surface de 30 700 m² sur 13 niveaux, et possède de 328 places de stationnement. Il sera livré en avril 2018.

A ce stade, près de 25% des surfaces totales sont déjà pré-louées aux sociétés Icade et Cirmad. Gecina estime que cette opération devrait dégager un rendement net potentiel proche de 7%. Au travers de cette opération Gecina confirme son expertise locale et sa confiance dans les perspectives offertes par le marché lyonnais, et notamment sur le secteur Part Dieu, représentant le cœur stratégique de la région lyonnaise. Ces dernières années, Gecina a ainsi développé puis cédé en 2013 l’immeuble Dauphiné Part Dieu, a livré et loué Le Velum en 2013, et lancé en 2014 le développement d’un clé en main pour le compte d’EDF à Gerland.

Sky 56, qui sera développé sous la direction du cabinet d’architecture Chaix et Morel, bénéficiera des certifications HQE® et BREEAM® niveau excellent, et offrira des services haut de gamme à ses utilisateurs, en parfaite adéquation avec les standards recherchés par Gecina.

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 » Nous assistons à un redémarrage du marché de la location mais sans dérapage inflationniste » , observe Michel Mouillart, auteur de l’étude Clameur*. A quoi cela tient-il ? A la transformation du discours public au cours des derniers mois et à l’amélioration du moral des ménages. Les ménages déménagent, l’économie immobilière se porte mieux même si le pouvoir d’achat des ménages reste en berne » . Bailleurs et locataires peuvent se réjouir. Les premiers parce que  » le marché locatif privé semble sortir de plusieurs années de récession, l’activité locative repart » . Les seconds, parce que les loyers sont orientés à la baisse : -0,9% depuis le début de l’année en glissement annuel. Si la demande est toujours inquiète, confrontée à la montée du chômage, elle reste soutenue par la pression démographique et les besoins de mobilité résidentielle.  » Les annonces du Premier Ministre et de la Ministre du Logement ont rassuré les offreurs, inquiets jusqu’alors de la mise en oeuvre d’un encadrement des généralisé des loyers et peu convaincus par les incitations fiscales à investir qui étaient proposées. Il n’en fallait pas plus pour que le marché se redresse, comme cela a d’ailleurs été le cas, dès la fin de l’été, des ventes des promoteurs aux investisseurs » , analyse Michel Mouillart.

L’activité du marché locatif privé se ressaisit

Le marché locatif privé s’est ressaisi durant l’été 2014, bénéficiant d’une demande plus pressante qu’auparavant et d’un changement sensible dans le discours des pouvoirs publics. Depuis le début de l’année 2015, la reprise se confirme. Normalement durant l’hiver,le marché se replie : depuis le début de 2015, la mobilité résidentielle ne fléchit pas, démentant le profil infra annuel de l’activité de Clameur observe depuis 1998. La mobilité s’accroît même pour s’établir maintenant à 28,9% et retrouver un niveau comparable à Plus

Malgré la baisse des prix de l’immobilier, acheter une maison est une opération qui peut rester encore très onéreuse. Cependant, il existe des solutions pour négocier davantage le prix de vente et profiter ainsi de rabais non négligeables.

Faire des économies, c’est possible !
Les Français n’achètent plus autant qu’avant. Une étude de MeilleursAgents.com révèle qu’à Paris  » il ne se présente en moyenne qu’un seul candidat par logement mis en vente, contre… 3,6 en 2012. Un écart très prononcé qui rend compte de la paralysie du secteur immobilier. À Toulouse cette même  » proportion a fondu de 2,2 à 0,8. Sans parler de Marseille, où le ratio est tombé de 1,7 à 0,6.
Le fait d’avoir moins de visites et donc moins de candidats ne laisse pas beaucoup de choix aux vendeurs. Bien au contraire, ils se retrouvent même confrontés à une autre problématique : la négociation. Le pouvoir est à l’acheteur et celui-ci a vu sa marge de négociation s’accroître jusqu’à atteindre aujourd’hui les 6,25% du prix affiché.
Un nouvel élément figure aujourd’hui en tant que critère primordial sur le prix d’achat : l’état du bien. Si le bien nécessite d’importants travaux, le futur acquéreur pourra déduire le coût des rénovations du prix initialement affiché. La marge de négociation peut ainsi doubler !
Autre solution pour l’acheteur pour profiter de rabais intéressants : soigner son profil. Si l’acheteur a un gros apport ou peut dans le meilleur des cas payer comptant le processus d’acquisition se raccourcit et le vendeur, rassuré sur ses chances de vendre, accordera un rabais pouvant grimper jusqu’à 13 % du prix affiché. Un couple d’acheteurs a obtenu ainsi un rabais de 4% sur le prix affiché initialement à 709 000€ pour un 72 mètres carrés à Paris.  » Rassuré par un apport dépassant 50% du prix de vente, le Lire l’article complet

Dans un contexte de baisse des prix de l’immobilier, Paris n’a pas dérogé à la règle. Le prix moyen du mètre carré s’est établi à 7 826 € selon notre partenaire Meilleursagents.com, spécialisé dans l’estimation immobilière. La capitale passe donc sous la barre symbolique des 8 000 €.
 » En février, les prix ont baissé de 0,8% dans la capitale. La baisse est forte sur les petits appartements, dont les prix ont baissé de 1,3% en février et de 1,9% depuis le 1er janvier», précise Sébastien de Lafond, fondateur de Meilleursagents.com.

Quel avenir pour les prix immobiliers à Paris ?
D’après l’étude des notaires parisiens, la conjoncture immobilière risque bien de continuer sur sa lancée. Le prix moyen du mètre carré dans la capitale pourrait atteindre 7 840 € d’ici avril. Laurent Demeure, président de Coldwell Banker France, réseau d’agences immobilières spécialisées dans la vente de maisons et d’appartements de luxe, prévoit une baisse du prix du mètre carré à 7 500 € pour tous types de biens en juin 2015.
Quel impact sur les ventes ?
La baisse des prix immobiliers attire les acheteurs étrangers. Aujourd’hui, ils représentent environ 14 % des acheteurs dans le 1er arrondissement de Paris, selon le Monde. Avant la crise de 2008, 8,1 % des acheteurs dans la capitale étaient des étrangers. Un chiffre qui avait baissé en 2010 à 6,3 % avant de remonter à 8,3% en 2014. Paris est donc redenue centre de convoitise.
Cependant, cela ne suffit pas à relancer les ventes. Malgré la baisse des taux et des prix du logement, les acheteurs restent indécis.
 » Les transactions d’appartements anciens à Paris on très légèrement augmenté (+2%) de 2013 à 2014. Cependant, avec 28 660 ventes enregistrées en 2014, le niveau d’activité reste faible. Le volume de ventes est inférieur de 25 Plus

Un dispositif inédit d’aide au logement, destiné aux classes moyennes, sera présenté au prochain Conseil de Paris.

40 000 logements parisiens seraient actuellement vacants, estime la Ville de Paris. Une situation incompréhensible, au vu de la rareté de l’offre dans la capitale, qui s’explique toutefois par la peur de l’engagement exprimée par les propriétaires. La peur de s’engager dans un bail, avec toutes les contraintes qu’il implique forcément. L’objectif de Multiloc est donc de capter cette vacance en travaillant de manière approfondie avec tous les acteurs du secteur privé.

Concrètement le dispositif, en remettant sur le marché des logements vacants, permettra à ces classes moyennes de payer des loyers à un prix inférieur de 20% par rapport au niveau médian dans le quartier. Plus généralement, Multiloc s’adresse à un public de toute composition familiale, dont les revenus se situent sous les plafonds du logement intermédiaire (logements P.L.I) qu’il soit inscrit ou non comme demandeur de logement social.

Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, détaille les différentes incitations et garanties offertes par Multiloc.  » 2000 € pour les propriétaires qui entreront dans le dispositif, une gestion locative professionnelle, la prise en charge du financement de la garantie contre les risques locatifs (impayés de loyer et charges locatives, dégradations et frais contentieux), un remboursement partiel des diagnostics techniques obligatoires dans le cadre d’une mise en location, et un soutien financier dans la réalisation de travaux de remise en état ou d’embellissement du logement jusqu’à 2500 €. »

Par ailleurs, une prime d’aide à la remise en état d’un montant de 7500 € maximum par logement, peut être versée au propriétaire à hauteur des frais engagés. Au total, le coût du dispositif pour la Ville sera compris entre 6000 et 14 000 € environ par Plus

 » Le créneau des petites et moyennes surfaces, soit les transactions dont la surface est inférieure à 5 000 m², représente en moyenne décennale 60% du volume global commercialisé en Ile-de- France, avec près de 3 000 transactions signées chaque année », analyse Guillaume Delattre, Vice-Président de BNP Paribas Real Estate France Advisory.

Selon BNP Paribas Real Estate, près de 1,3 million de m² ont été commercialisés sur ce créneau en 2014, soit une hausse de 8% par rapport à 2013. Ce résultat reste toutefois sous la moyenne décennale, qui s’établit à 1,4 million de m². 607 000 m² ont été commercialisés en moyennes surfaces (1 000 – 5 000 m²), un résultat stable par rapport à 2013. En revanche, avec 685 000 m² transactés, le marché des petites surfaces (

La taille moyenne des transactions de petites et moyennes surfaces se situe à 450 m² en 2014, contre 475 m² en moyenne décennale. Paris intramuros est plutôt un marché de petites surfaces avec 370 m² en moyenne. En revanche, la taille moyenne des transactions dépasse les 700 m² dans la Boucle Nord et la 1ère Couronne Nord, et atteint 1 240 m² à La Défense.

Le marché des bureaux de moins de 5 000 m2 dispose d’une répartition particulièrement bien équilibrée et diversifiée en termes de secteur d’activité. Le Conseil – Services juridiques, les TIC et l’industrie sont les plus représentés.

Les secteurs d’affaires traditionnels ont tiré leur épingle du jeu en 2014. En effet, plus d’une transaction sur deux s’est traitée dans Paris intramuros en petites et moyennes surfaces. Ainsi,  » les transactions de moins de 5 000 m² dans Paris QCA et Centre Ouest ont été particulièrement dynamiques en 2014 avec une progression de 10% », commente Loïc Cuvelier, directeur Bureaux Paris QCA.

 » La Défense séduit de plus en plus Plus