Le rendement d’un placement est constitué par le revenu qu’il génère. Pour un bien immobilier, il est calculé en divisant le loyer annuel par le prix du bien, le résultat étant multiplié par 100 pour être présenté en pourcentage. Si l’on veut calculer un rendement net (avant impôt), on déduit du loyer les charges supportées par le propriétaire et l’on ajoute au prix d’achat le coût des frais et des travaux éventuels. Explications avec Cerenicimo.

Un taux élevé ne suffit pas à faire un bon rendement
Qu’est-ce qu’un bon rendement ? C’est la rémunération maximale que peut durablement procurer un placement. Ce n’est donc pas seulement une question de taux, il faut aussi tenir compte de la pérennité du revenu généré. Ainsi, plus un bien est loué cher, meilleur est son rendement, mais plus élevé aussi est le risque de voir le locataire partir ou ne plus pouvoir payer son loyer.

Il arrive qu’un investisseur institutionnel loue un immeuble au-dessus du loyer de marché pour tenir compte de la fragilité du locataire (une jeune entreprise qui n’a pas encore fait ses preuves, par exemple). Il demande une sur-rémunération appelée ainsi prime de risque.  » Il en va différemment pour le particulier qui loue un logement afin de percevoir un complément de revenu ou de retraite. Ce qui l’intéresse, c’est la régularité du paiement dans le temps. Il ne cherche pas de prime de risque », souligne Alexandre Teitgen, Directeur Général de Cerenicimo Asset.

Le rendement d’un placement doit aussi être comparé à celui d’autres placements dans lesquels il est possible d’investir. De ce point de vue, l’immobilier géré s’avère très compétitif en ce moment. Avec un faible niveau de risque, il offre fréquemment un rendement de 4% net (avant impôt) quand l’assurance vie en euros se situe aux alentours de 3 % (avant Plus

Le propriétaire bailleur privé, sondé par PAP, est d’une manière générale bien informé. Egalement expérimenté, il possède une stratégie clairement identifiée. Il mise sur la pierre pour percevoir des revenus complémentaires et pour bâtir un patrimoine réel, tangible. Il a bien conscience que l’immobilier lui offre une vraie sécurité dans un contexte patrimonial de plus en plus complexe.

Avisé, le bailleur type n’hésite pas à recourir à l’emprunt pour financer son investissement. Il profite ainsi de l’effet de levier du crédit pour bâtir un patrimoine qu’il n’aurait pas pu payer comptant et il optimise sa fiscalité grâce aux intérêts déductibles des loyers. Il prend soin de ses logements, sachant que la qualité du locataire dépend étroitement de la qualité du bien proposé à la location. Les relations avec les locataires sont abordées avec lucidité et vigilance. Les propriétaires-bailleurs cherchent avant tout à réduire le risque d’impayé, qui constitue leur principale crainte. Ils sélectionnent leur locataire avec rigueur, demandent cautions ou assurances tout en restant dans la légalité puisqu’ils ne demandent pas de documents interdits par la loi.

Les bailleurs disent faire face à une complexité juridique croissante, à une fiscalité qui s’alourdit et à une rentabilité qui baisse. Pour eux, des allégements et des simplifications dans ces deux domaines seraient les bienvenus. Pourtant, l’enquête montre que les bailleurs privés gardent confiance dans l’immobilier locatif. Plus de la moitié d’entre eux choisirait ce type de placement s’ils disposaient d’un capital à investir.

 » Il ressort très nettement de notre étude que nos bailleurs – qui ont la particularité de gérer leurs biens eux-mêmes – sont informés, responsables et relativement sereins face aux récents aléas réglementaires, législatifs et fiscaux. Ils ont su composer avec un contexte compliqué et conserver une confiance forte dans la pierre », conclut Corinne Jolly, Présidente de PAP

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