Hausse du pouvoir d’achat immobilier en France

Les prix de l’immobilier ancien sont en baisse, tandis que les taux d’emprunt restent à des niveaux historiquement faibles. Selon le réseau de courtiers Empruntis, ces 2 facteurs combinés débouchent sur une hausse de 10 % du pouvoir d’achat. C’est à Lille que l’on gagne le plus de m², et même les métropoles économiquement actives comme Nantes et Rennes n’y échappent pas.

On achète désormais 11 m² de plus à Lille

Le réseau Empruntis se base sur un ménage aux revenus mensuels moyens de 5178 €, bénéficiant d’un apport personnel de 37 290 €. La baisse des prix de l’immobilier ancien dans la capitale du Nord-Pas-de-Calais, leur permet ainsi d’augmenter leur pouvoir d’achat immobilier de 20,48 %. Ces chiffres peuvent être comparés avec les marges de négociation sur les transactions immobilières du moment, éditées par l’observatoire LPI SeLoger. Dans le Nord-Pas-de-Calais on pourrait ainsi négocier un rabais de 6,6 % sur les prix de vente affichés des appartements anciens. Pour les maisons anciennes, la marge de négociation ne serait « que » de 3,2 %. Depuis lors d’autres données sur la différence entre les prix demandés par le vendeur et ceux conclus par les acquéreurs, sont apparues. Elles sont l’œuvre des efforts conjoints du quotidien le figaro.fr, du réseau d’agents immobiliers ORPI et du site Explorimmo. Ce rapport fait état d’une marge de négociation globale de 5 % à Lille, dont 7,85 % sur les grandes surfaces familiales de 5 pièces et plus. Les acheteurs de studios peuvent même descendre les prix de 5 %, pour finir sur une moyenne de 87 310 €, une bonne occasion d’investir dans l’immobilier locatif à destination des étudiants.

Un pouvoir d’achat immobilier de 7 m² supplémentaires à Lyon

La seconde progression la plus forte vient du côté de la capitale du Rhône-Alpes. À Lyon désormais un couple gagnant 5178 € par mois, et bénéficiant d’un apport personnel de 37 290 €, peut acheter 66 m². Son pouvoir d’achat immobilier a bondi de 11 %, ce qui est légèrement mieux qu’à Marseille. Dans la cité phocéenne ce même couple pourrait acheter 64 m², une progression de 10,94 % par rapport à l’année dernière. Les 3 métropoles les plus dynamiques Lesclesdumidi.com de France en terme de construction de logements neufs, n’échappent pas au phénomène. À Strasbourg les acheteurs peuvent désormais s’offrir 2,4 % de surface supplémentaire, tandis qu’à Rennes et à Nantes ils gagne 2,3 %.

Acheter à Paris : 13 m² de plus en 2 ans

Mais les chiffres qui surprennent plus dans cette étude, sont ceux relatifs aux prix de l’immobilier ancien à Paris. C’est en 2012 que le m² atteignait des sommets dans certains arrondissements de la capitale. Au 3e trimestre les logements anciens du 6e se négociaient un prix médian de 13 520 €/m² (source notaires). Au premier trimestre 2015 les prix sont retombés à 11 280 €/m². Selon le réseau Empruntis, le pouvoir d’achat immobilier des ménages aurait ainsi grimpé de 4 m² de juillet 2014 à juillet 2015. Pour un revenu moyen mensuel de 5178 €, avec un apport de 37 290 €, il serait aujourd’hui possible d’acheter 44 m², à un prix moyen de 7770 €/m². Toutefois si l’ajustement des prix à la baisse touche quasiment tout Paris, certains arrondissements n’ont pas vécu de frénésie spéculative. Ainsi les prix du 10e ont même augmenté au premier trimestre 2014, pour atteindre 7990 €/m². C’est donc bien plus que les 7590 €/m² observés au premier trimestre 2012, alors que d’autres quartiers pointaient déjà vers des sommets records.

Quand le marché immobilier favorise le pouvoir d’achat

Le premier facteur ayant déclenché le retour des accédants à la propriété, est la baisse des taux. Entamé depuis le début de l’année 2014, le phénomène s’est finalement stabilisé depuis le printemps. En juin dernier ils ont encore diminué, mais l’on sait désormais que 30 banques ont rehaussé leurs conditions d’emprunt. Ce mouvement a créé une dynamique des propriétaires souhaitant vendre leur logement actuel pour emménager ailleurs, dans plus grand. Cependant au vu de la faiblesse de l’offre par rapport à la demande, ils ont dû réagir vite pour ne pas perdre le bien immobilier qu’il convoitait. Ils ont ainsi été forcés d’accepter de diminuer leurs prix, afin de pouvoir conclure eux-mêmes de leur côté. Cette incitation à la négociation, couplée à une capacité d’emprunt amélioré, débouchent aujourd’hui sur un pouvoir d’achat en nette progression.

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