Immobilier, le placement roi – Les Echos Patrimoine

Thumbnail for 194557

L’attentisme d’une période préélectorale aura-t-il raison de l’enthousiasme suscité par l’immobilier ? Les dernières baisses de taux ont de quoi convaincre les plus indécis. Et même si les prix reprennent le chemin de la hausse, ils restent très en deçà de ceux atteints lors du pic de 2011. Un alignement de planètes idéal pour acheter sa résidence principale, voire se lancer dans un investissement. Les plus ardents partisans de l’immobilier en occulteraient presque le poids de la taxe foncière – qui devrait encore s’alourdir dans les prochaines années. Oubliée aussi l’envolée des charges de copropriété. Par ailleurs, il est intéressant de constater à quel point les statistiques divergent des témoignages de propriétaires. A les entendre, ils ont tous eu des problèmes plus ou moins graves avec leur locataire alors que les chiffres des différentes études laissent croire à des relations pacifiées. Et on attend de voir quels contentieux pourront être engendrés par la loi Alur et le plafonnement des loyers. Quant à l’imposition des revenus fonciers, elle est soumise au barème progressif. D’où le succès des différentes formules de défiscalisation, dont le Pinel n’est que la face visible de l’iceberg. Mais les opérations de défiscalisation sont parfois émaillées d’incidents laissant un goût amer aux investisseurs trop confiants.

Pourquoi alors un tel engouement pour la pierre ? Comparé au maigre rendement des actifs obligataires ou aux actions, dont la volatilité inquiète, l’immobilier reste le placement roi.

Source : Immobilier, le placement roi – Les Echos Patrimoine