La conjoncture du marché locatif privé en 2018

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By Michel Mouillart

Avec le déclenchement de la crise internationale des années 2008-2009, puis en réponse aux incertitudes qui ont affecté les marchés immobiliers à partir de 2012, la mobilité résidentielle des locataires du parc privé avait sensiblement reculé : le taux de mobilité[1] qui avait été de 29.9 % en moyenne de 2001 à 2007 était retombé à 27.6 % durant les années 2008 à 2014. Un tel recul correspond, en moyenne chaque année, à un déficit de mobilité de l’ordre de 135 000 locataires : qui ne déménagent donc plus, ne libèrent plus les logements demandés par d’autres ménages, … Le blocage de la chaîne de mobilité résidentielle qui en a résulté s’est alors constaté dans l’ensemble des marchés immobiliers, accompagnant notamment une chute des flux de l’accession à la propriété, particulièrement marquée à partir de 2012.

Mais à partir de 2015, avec la relance de l’accession à la propriété et le renouveau de l’investissement locatif privé, le taux de mobilité résidentielle s’est redressé dans le parc privé, retrouvant son niveau du début des années 2000 : à 29.8 %, en moyenne, durant les années 2015 à 2018.

Ainsi en 2018, la mobilité résidentielle a concerné 30.2 % des locataires du Lire l’article complet

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