Le logement, un heureux remue-méninge

Tribune de Jean-François Buet, Président de la FNAIM

Décidément, le logement obsède la réflexion publique : après Terra Nova, le think tank proche de la majorité, c’est François Fillon, probable candidat à la prochaine élection présidentielle, qui a présenté son programme pour l’immobilier. On annonce aussi la copie de l’UMP et de son président dans les jours qui viennent. Les corps intermédiaires ne sont pas en reste, et apportent leur contribution experte, justement destinée à éclairer ceux qui sont aux affaires et ceux qui y seront : la FNAIM a pris une part active au livre blanc du MEDEF – dont elle est membre -, publié le 9 mars.

Il faut apprécier ces contributions politiques du moment de deux manières. D’abord, elles ont le grand mérite d’avoir été déployées par des femmes et des hommes engagés à des titres divers dans l’action publique, tous préoccupés par leur pays et conscient de l’importance cardinale du logement. Notre secteur d’activité n’a pas toujours bénéficié de cette estime politique au sens premier du terme. C’est de bon augure alors que se profilent des échéances électorales majeures.

Sur le fond ensuite, les propositions ouvrent des pistes intéressantes. La reconnaissance du rôle crucial des maires dans la production résidentielle marque une évolution radicale. Faut-il, sur ce fondement, encourager ou sanctionner ? Le gouvernement a exprimé sa volonté de dégager 100 millions pour les édiles bâtisseurs: Terra Nova renchérit à 500, et lorsqu’on sait les coûts des services publics à développer pour satisfaire des populations nouvelles, l’idée est en effet réaliste. Quant à considérer que les intercommunalités sont mieux placées pour apprécier les besoins quantitatifs en HLM, cela relève du bon sens : de ce point de vue, l’intuition du projet de loi ALUR, qui voulait transférer l’établissement des plans locaux d’urbanisme à l’échelon de la coopération intercommunale, Plus

Via: http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/30480