« Prévoir le présent », Fabrice Larceneux chercheur CNRS

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By Fabrice Larceneux

« Immobilier : contrairement aux prévisions, les prix continuent de grimper » titrait le journal Le Monde début 2019. Les prévisions (économiques) sont pourtant censées prévoir ce qui va advenir. Elles doivent permettre aux acteurs économiques d’ajuster leurs décisions (suis-je dans un marché haussier ou baissier ? dois-je acheter, vendre ou reporter ma décision ?) et aux décideurs politiques d’appliquer au bon moment des correctifs éventuels (soutien de l’offre, de la demande, incitations et taxations adéquates, etc.). Aujourd’hui, les modèles de prévision des évolutions des marchés immobiliers se fondent largement sur des informations concernant les transactions immobilières signées. Ces informations prévoient donc surtout le passé. Elles restent au final d’une utilité assez limitée, à moins de considérer que ce qui va advenir est identique à ce qui s’est passé…

N’est pas oracle de Delphes qui veut

Un premier niveau d’amélioration des modèles de prévision consiste à intégrer des variables macroéconomiques qui sont susceptibles de prédire le comportement des ménages et d’anticiper les inversions de tendance (de taux d’intérêt, de fiscalité, de salaires, etc.). Les prévisions découlent alors des hypothèses qui reposent sur les liens théoriques sous-jacents (le niveau de taux d’intérêt influence-t-il le comportement d’achat ? dans quelle proportion ? dans Lire l’article complet

De : « Prévoir le présent », Fabrice Larceneux chercheur CNRS