Prix immobilier 2016 : le point en France et dans le monde – JDN [extraits]

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Quid de l’immobilier en France ? Dans l’Hexagone, le prix de la pierre augmente de 0,4% par rapport au 3e trimestre. Il s’agit de la première hausse sur trois mois depuis le 3e trimestre 2011. Sur un an, en revanche, les prix immobiliers restent en baisse (-1,7%). Depuis le 3e trimestre 2011, l’indice a perdu 6,9%.

Dans son étude biannuelle sur les marchés de l’immobilier en Europe de juillet 2015, l’agence de notation Standard & Poor’s tablait sur une stabilité du prix de la pierre en France en 2016. 2017, elle, devrait être l’année de la remontée des prix (+3%).

Xerfi, lui, prévoit un rebond des tarifs dès cette année (+1,7% dans l’ancien), qui devrait se poursuivre en 2017 (+2,1%). Les ventes, elles, devraient s’établir à 792 000 en 2016 et frôler la barre symbolique des 800 000 en 2017. 

D’après le cabinet d’analyses, « un nouveau cycle haussier est enclenché ». « Si les ventes sont reparties, expliquent les experts, c’est que les acheteurs n’anticipent plus de baisses de prix et qu’ils jugent le moment opportun pour franchir l’étape avec des taux d’intérêt de nouveau collés à leur plancher. » D’autant que les banques, ajoute Xerfi, prêtent beaucoup. « Bien entendu, il n’y a pas de correspondance exacte entre le dynamisme de la production de crédit et l’état de santé du marché immobilier, car les très bonnes conditions de financement sont une incitation forte à emprunter davantage et à réduire son apport personnel, voire à renégocier son emprunt quand celui-ci a été contracté alors que les taux étaient plus hauts, nuance le cabinet. Mais pas de doute, aujourd’hui les conditions de financement et l’attitude des banques poussent bien le marché à la hausse. » Le renforcement en 2016 du PTZ y est également pour beaucoup, selon Xerfi.

En France, les prix devraient repartir à la hausse en 2017

(…) Pendant longtemps, les courbes d’évolution du prix de l’immobilier en France et au Royaume-Uni ont été sensiblement identiques. Mais ça, c’était avant. Depuis le 2e trimestre 2011, le prix de l’immobilier a augmenté de 26,9% outre-Manche, alors que, dans l’Hexagone, il a diminué de près de 6% sur la période. Sur un trimestre, l’indice des prix a augmenté au Royaume-Uni (+3,9%) de même que sur un an (+5,6%). A Londres, la progression est encore plus fulgurante que dans les autres régions du pays : l’indice du prix des logements a bondi de 10,6% entre octobre 2014 et octobre 2015. Le risque de bulle immobilière y est élevé, d’après UBS.

Les prix immobiliers en France

(…) Dans une poignée de départements français, parmi lesquels figurent l’Allier, l’Aveyron ou encore les Vosges, le prix moyen du mètre carré reste inférieur à 1 300 euros. Dans d’autres, il excède les 4 000 euros. C’est le cas en Ile-de-France, dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne ainsi qu’à Paris, et dans les Alpes-Maritimes.

Et que la tendance soit ou non à la baisse du prix de l’immobilier sur l’ensemble du territoire (l’indice du prix des logements anciens a diminué de 7% en France métropolitaine depuis le troisième trimestre 2011 en données corrigées des variations saisonnières), ces marchés ne s’effondrent pas, tant la demande de logements les soutient. Dans le département de Paris, le prix moyen du mètre carré, appartements et maisons confondus, s’établit à 8 139 euros au 1er mars 2016 (+0,3% sur un mois), soit 451 euros de moins qu’en juin 2011, à son plus haut historique. Dans les Hauts-de-Seine, le prix de l’immobilier atteint 5 472 euros en mars 2016 (+2% par rapport à février 2016). A l’opposé de l’échelle, il plafonne à 892 euros dans la Creuse (-0,3% sur un mois) et à 920 euros dans la Meuse (-1,9%).

Prix de l’ancien et du neuf

(…) Au 4e trimestre 2015, les prix des logements anciens en France métropolitaine augmentent de 0,5% sur trois mois (données corrigées des variations saisonnières), après une hausse de 0,5% au 3e trimestre, la première depuis 4 ans (+0,8% au 3e trimestre 2011). Sur un an, en revanche, ils restent en baisse mais de 0,1% seulement contre -1,5% au trimestre précédent. En données brutes (graphique ci-dessus), l’indice des prix des logements anciens recule de 0,6% sur un trimestre et de 0,1% sur un an. Dans le détail, les prix des appartements dans l’existant reculent sur un an (-0,8% en données CVS)  tandis que ceux des maisons, eux, progressent (+0,6%).

A Paris, la tendance est à la hausse du prix des appartements anciens sur trois mois (données CSV). C’est la deuxième fois que l’indice remonte sur un trimestre depuis le 1er trimestre 2013 (+0,9). Sur un an, les prix augmentent de 0,3%. Une première depuis fin 2011. Dans le neuf, la tendance reste à la hausse pour l’indice du prix des logements sur trois mois (+0,3% en données brutes) et sur un an (+1,6%), à 106,1 points au 2e trimestre 2015. A noter toutefois que cette hausse ralentit.

Le prix de l’immobilier dans les grandes villes de France

(…) Sans grande surprise, c’est à Paris que les prix des appartements, net vendeur, c’est-à-dire hors frais d’agence et frais de notaire, sont les plus élevés, à 7 760 euros le mètre carré en mars 2016, selon le site d’informations immobilières MeilleursAgents, soit un recul de 0,8% par rapport à mars 2015.

Autre grande ville qui affiche un prix de l’immobilier élevé, Cannes, avec 5 559 euros le mètre carré. C’est plus qu’à Antibes, où le prix moyen du mètre carré pour les appartements s’élève à 4 354 euros au 1er mars 2016. Bien que situées à quelques kilomètres l’une de l’autre, les deux villes n’enregistrent pas la même évolution du prix de la pierre sur un an : entre mars 2015 et mars 2016, les tarifs augmentent de 0,5% dans la première alors qu’ils baissent de 2,5% dans la seconde.

Quid de la deuxième ville la plus peuplée de France ? A Lyon, le prix des appartements est en hausse de 0,7% sur un an, à 3 225 euros le mètre carré en février. Marseille, quant à elle, affiche un  prix moyen du mètre carré de 2 422 euros, en baisse de 2% par rapport à mars 2015.

Mais ce recul n’est rien en comparaison de celui qu’enregistrent certaines communes, comme Roubaix (-7,9%), Le Mans (-5,2%) et Nîmes (-5,1%). A l’inverse, certains marchés se maintiennent. Parmi eux figure Amiens, avec une hausse de 3,9% du prix des appartements entre mars 2015 et mars 2016, Nantes (+3,7%) et Toulon (+3,7%).

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