Immobilier : comment la consommation énergétique impacte les prix

diagnostic de performance énergétique

Le DPE, la petite étiquette qui mesure la consommation énergétique d’un bien immobilier, n’est pas sans effet sur la valeur des biens. Certains mal notés peuvent voir leurs prix abaissés de 20%, quand d’autres s’apprécient de plus de 10%…

(LaVieImmo.com) – Quel est l’effet des lettres du diagnostic de performance énergétique (DPE) sur les prix des appartements et maisons mises en vente ? La petite étiquette, qui va de A pour les logements les moins énergivores, à G pour ceux qui le sont le plus, a son rôle à jouer sur le marché, à la hausse comme à la baisse. Rôle qui n’est pas aisé à évaluer précisément, tant on s’en doute les paramètres sont nombreux dans une vente immobilière. C’est pourtant ce que cherche à déterminer l’association Dinamic, constituée par le Conseil supérieur du notariat et la Chambre des notaires de Paris, qui s’intéresse à la « valeur verte »* des logements depuis cinq ans. Et sur les ventes réalisées en 2014, le groupement retire quelques enseignements d’importance.

Des maisons jusqu’à -18% dans le Sud-Ouest

Ainsi, la décote ou la surcote est variable selon le type de bien – maison ou appartement – et aussi sa région. Par exemple, dans la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, des maisons notées F ou G se vendent jusqu’à 18% moins cher qu’un bien noté D, valeur de référence, tandis que les biens notés A ou B sont revalorisés de 8%. En Bretagne, les meilleurs DPE peuvent également faire bondir les prix de 12% par rapport à un bien standard noté D, alors que les « passoires thermiques » les font baisser de 13%.

Néanmoins en Ile-de-France, zone à forte tension en logement mais où les appartements sont majoritaires, les écarts restent faibles pour les maisons : compter +3% pour les biens relativement peu énergivores (C), et -5% pour ceux qui le sont le plus (F ou G). En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la performance joue également peu selon Dinamic : +2% pour les biens le mieux notés, -3% pour les moins performants.

Un écart moins important pour les appartements

Côté appartements cette fois, une bonne étiquette énergie influe sur les prix de +10% en Ile-de-France, toujours comparé à des biens notés D. Et ailleurs, on monte même jusqu’à 14%, en Bourgogne ou en Aquitaine. Enfin, dans la région Centre-Val de Loire, une étiquette F ou G décote en moyenne les appartements de 14%.

Quelle conclusion en tirer ? L’écart est globalement « moins souvent significatif en appartements qu’en maisons et plus faible dans les zones de prix élevés », souligne l’association. En effet en moyenne, pour les moins bonnes étiquettes dans le segment des appartements, la décote va de 2% à 14%, au lieu de 5% à 18% pour les maisons.

*Travaux réalisés en fonction des bases BIEN et Perval, portant sur les ventes réalisées en 2014. Seule l’étiquette « énergie » a été prise en compte par Dinamic, et pas l’étiquette « climat », dans la mesure où cette dernière, qui mesure l’émission de gaz à effet de serre, ne concerne le consommateur « que de manière plus diffuse et moins instantanée ; son impact sur la valeur du bien est donc probablement moindre ».

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