Un dispositif inédit d’aide au logement, destiné aux classes moyennes, sera présenté au prochain Conseil de Paris.

40 000 logements parisiens seraient actuellement vacants, estime la Ville de Paris. Une situation incompréhensible, au vu de la rareté de l’offre dans la capitale, qui s’explique toutefois par la peur de l’engagement exprimée par les propriétaires. La peur de s’engager dans un bail, avec toutes les contraintes qu’il implique forcément. L’objectif de Multiloc est donc de capter cette vacance en travaillant de manière approfondie avec tous les acteurs du secteur privé.

Concrètement le dispositif, en remettant sur le marché des logements vacants, permettra à ces classes moyennes de payer des loyers à un prix inférieur de 20% par rapport au niveau médian dans le quartier. Plus généralement, Multiloc s’adresse à un public de toute composition familiale, dont les revenus se situent sous les plafonds du logement intermédiaire (logements P.L.I) qu’il soit inscrit ou non comme demandeur de logement social.

Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, détaille les différentes incitations et garanties offertes par Multiloc.  » 2000 € pour les propriétaires qui entreront dans le dispositif, une gestion locative professionnelle, la prise en charge du financement de la garantie contre les risques locatifs (impayés de loyer et charges locatives, dégradations et frais contentieux), un remboursement partiel des diagnostics techniques obligatoires dans le cadre d’une mise en location, et un soutien financier dans la réalisation de travaux de remise en état ou d’embellissement du logement jusqu’à 2500 €. »

Par ailleurs, une prime d’aide à la remise en état d’un montant de 7500 € maximum par logement, peut être versée au propriétaire à hauteur des frais engagés. Au total, le coût du dispositif pour la Ville sera compris entre 6000 et 14 000 € environ par Plus

 » Le créneau des petites et moyennes surfaces, soit les transactions dont la surface est inférieure à 5 000 m², représente en moyenne décennale 60% du volume global commercialisé en Ile-de- France, avec près de 3 000 transactions signées chaque année », analyse Guillaume Delattre, Vice-Président de BNP Paribas Real Estate France Advisory.

Selon BNP Paribas Real Estate, près de 1,3 million de m² ont été commercialisés sur ce créneau en 2014, soit une hausse de 8% par rapport à 2013. Ce résultat reste toutefois sous la moyenne décennale, qui s’établit à 1,4 million de m². 607 000 m² ont été commercialisés en moyennes surfaces (1 000 – 5 000 m²), un résultat stable par rapport à 2013. En revanche, avec 685 000 m² transactés, le marché des petites surfaces (

La taille moyenne des transactions de petites et moyennes surfaces se situe à 450 m² en 2014, contre 475 m² en moyenne décennale. Paris intramuros est plutôt un marché de petites surfaces avec 370 m² en moyenne. En revanche, la taille moyenne des transactions dépasse les 700 m² dans la Boucle Nord et la 1ère Couronne Nord, et atteint 1 240 m² à La Défense.

Le marché des bureaux de moins de 5 000 m2 dispose d’une répartition particulièrement bien équilibrée et diversifiée en termes de secteur d’activité. Le Conseil – Services juridiques, les TIC et l’industrie sont les plus représentés.

Les secteurs d’affaires traditionnels ont tiré leur épingle du jeu en 2014. En effet, plus d’une transaction sur deux s’est traitée dans Paris intramuros en petites et moyennes surfaces. Ainsi,  » les transactions de moins de 5 000 m² dans Paris QCA et Centre Ouest ont été particulièrement dynamiques en 2014 avec une progression de 10% », commente Loïc Cuvelier, directeur Bureaux Paris QCA.

 » La Défense séduit de plus en plus Plus

Le propriétaire bailleur privé, sondé par PAP, est d’une manière générale bien informé. Egalement expérimenté, il possède une stratégie clairement identifiée. Il mise sur la pierre pour percevoir des revenus complémentaires et pour bâtir un patrimoine réel, tangible. Il a bien conscience que l’immobilier lui offre une vraie sécurité dans un contexte patrimonial de plus en plus complexe.

Avisé, le bailleur type n’hésite pas à recourir à l’emprunt pour financer son investissement. Il profite ainsi de l’effet de levier du crédit pour bâtir un patrimoine qu’il n’aurait pas pu payer comptant et il optimise sa fiscalité grâce aux intérêts déductibles des loyers. Il prend soin de ses logements, sachant que la qualité du locataire dépend étroitement de la qualité du bien proposé à la location. Les relations avec les locataires sont abordées avec lucidité et vigilance. Les propriétaires-bailleurs cherchent avant tout à réduire le risque d’impayé, qui constitue leur principale crainte. Ils sélectionnent leur locataire avec rigueur, demandent cautions ou assurances tout en restant dans la légalité puisqu’ils ne demandent pas de documents interdits par la loi.

Les bailleurs disent faire face à une complexité juridique croissante, à une fiscalité qui s’alourdit et à une rentabilité qui baisse. Pour eux, des allégements et des simplifications dans ces deux domaines seraient les bienvenus. Pourtant, l’enquête montre que les bailleurs privés gardent confiance dans l’immobilier locatif. Plus de la moitié d’entre eux choisirait ce type de placement s’ils disposaient d’un capital à investir.

 » Il ressort très nettement de notre étude que nos bailleurs – qui ont la particularité de gérer leurs biens eux-mêmes – sont informés, responsables et relativement sereins face aux récents aléas réglementaires, législatifs et fiscaux. Ils ont su composer avec un contexte compliqué et conserver une confiance forte dans la pierre », conclut Corinne Jolly, Présidente de PAP

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Les équipes du réseau immobilier OptimHome, leader européen des réseaux de conseillers en immobilier indépendants, participent à la 20ème édition du Salon IMMOTISSIMO de Lille, plus grand rendez-vous de l’immobilier en Nord-Pas de Calais.
Le salon offre au grand public un espace de rencontres privilégié et rassemble près de 150 exposants avec des conseils d’experts pour investir, louer, acheter ou financer son bien immobilier. Chaque profil trouvera une réponse adaptée à son projet.
Pendant 2 jours et demi, les conseillers en immobilier du réseau OptimHome seront ainsi mobilisés afin d’apporter leurs expertises sur les tendances de l’immobilier de la région ainsi que sur les offres immobilières proposées par le réseau. © byBazikPress

Horaires : Vendredi 13 mars de 14h à 20h- Samedi 14 et dimanche 15 mars de 10h à 19h- Entrée gratuite

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Selon l’Office Space Across the World, publié par Cushman & Wakefield, le quartier du West End à Londres est pour la troisième année consécutive, le marché de bureaux le plus cher du monde, suivi de Hong Kong et New York. Les loyers  » prime » du West End de Londres ont augmenté de 4,6% en 2014 mais restent 13% inférieurs au pic de 2007.

 » Londres continue d’attirer de grandes entreprises internationales. Les conditions économiques au Royaume-Uni s’améliorent et la demande d’espaces de bureaux va augmenter en 2015. L’offre se réduit et une nouvelle croissance des loyers est attendue », explique Olivier Gérard, Président de Cushman & Wakefield France.

En 2014, les loyers ont progressé de 7% au niveau mondial, soit plus du double de la moyenne annuelle d’environ 3% enregistrée depuis 2010. De façon générale, les principaux marchés de bureaux ont réaffirmé leur place dans le classement, aux dépens des marchés secondaires. Les entreprises restent prudentes par rapport aux conditions de bail et aux risques géopolitiques.

En Europe, après Londres, et malgré une baisse de 17% des loyers  » prime » due aux sanctions imposées suite à l’annexion de la Crimée, Moscou se classe deuxième de la zone EMEA. Paris reste le 3e marché des bureaux le plus cher d’Europe. Toutefois, le loyer prime du quartier central des affaires parisien accuse une légère baisse d’une année sur l’autre. Cela tient essentiellement au nombre limité de transactions portant sur des actifs parisiens neufs restructurés.

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Tribune de Jean-François Buet, Président de la FNAIM

Décidément, le logement obsède la réflexion publique : après Terra Nova, le think tank proche de la majorité, c’est François Fillon, probable candidat à la prochaine élection présidentielle, qui a présenté son programme pour l’immobilier. On annonce aussi la copie de l’UMP et de son président dans les jours qui viennent. Les corps intermédiaires ne sont pas en reste, et apportent leur contribution experte, justement destinée à éclairer ceux qui sont aux affaires et ceux qui y seront : la FNAIM a pris une part active au livre blanc du MEDEF – dont elle est membre -, publié le 9 mars.

Il faut apprécier ces contributions politiques du moment de deux manières. D’abord, elles ont le grand mérite d’avoir été déployées par des femmes et des hommes engagés à des titres divers dans l’action publique, tous préoccupés par leur pays et conscient de l’importance cardinale du logement. Notre secteur d’activité n’a pas toujours bénéficié de cette estime politique au sens premier du terme. C’est de bon augure alors que se profilent des échéances électorales majeures.

Sur le fond ensuite, les propositions ouvrent des pistes intéressantes. La reconnaissance du rôle crucial des maires dans la production résidentielle marque une évolution radicale. Faut-il, sur ce fondement, encourager ou sanctionner ? Le gouvernement a exprimé sa volonté de dégager 100 millions pour les édiles bâtisseurs: Terra Nova renchérit à 500, et lorsqu’on sait les coûts des services publics à développer pour satisfaire des populations nouvelles, l’idée est en effet réaliste. Quant à considérer que les intercommunalités sont mieux placées pour apprécier les besoins quantitatifs en HLM, cela relève du bon sens : de ce point de vue, l’intuition du projet de loi ALUR, qui voulait transférer l’établissement des plans locaux d’urbanisme à l’échelon de la coopération intercommunale, Plus