« Les hésitations du marché », Michel Mouillart, Professeur d’Economie à l’Université de Paris Ouest, FRICS

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By Michel Mouillart

La hausse des prix qui se renforce depuis un an a connu une accélération dès le mois de juin. Elle se constate dans la plupart des grandes agglomérations telles Paris, Lyon ou Marseille. Et elle s’accompagne d’un nouveau resserrement des marges de négociations, redescendues sous leur moyenne de longue période.

En revanche, l’activité ralentit. En dépit de conditions de crédit qui ne cessent de s’améliorer, la demande de logements anciens hésite souvent à se réaliser. Le climat anxiogène alimenté par les attentats, les manifestations du printemps, puis les incertitudes économiques et politiques n’est guère favorable à l’expansion du marché.

Une baisse des taux d’intérêt sans précédent

En août 2016, les taux des crédits immobiliers se sont établis à 1,48 %, en moyenne. Sur des prêts à 20 ans qui s’obtiennent à 1,57 % en moyenne, un quart des emprunteurs (ceux dont l’apport personnel est le plus élevé) ont même pu obtenir un taux fixe à 1,31 %, en moyenne. La baisse des taux s’est poursuivie durant l’été. En dépit des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015, elle est toujours rapide, répercutant la faiblesse des taux constatés sur les marchés obligataires. Et elle exprime les conséquences des orientations Lire l’article complet

De : « Les hésitations du marché », Michel Mouillart, Professeur d’Economie à l’Université de Paris Ouest, FRICS