« Offre d’achat : l’accord sur la chose et le prix ne vaut pas toujours vente », Me Caroline Dubuis Talayrach, avocat

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By Caroline Dubuis Talayrach

Pourtant ils avaient fait une offre qui indiquait les éléments suivants : Prix, identification du bien, financement, modalités de paiement (comptant à l’acte authentique), nom du notaire.

Le vendeur, de son coté, avait accepté l’offre par mail, après la tenue d’un conseil d’administration autorisant la cession. Il avait précisé à l’agent immobilier qu’il était à sa disposition  » pour tout document ou toutes formalités ultérieures nécessaires pour réaliser la vente.

Les notaires étaient rentrés en contact pour préparer la promesse et celui du vendeur avait fait des demandes de pièces à transmettre au notaire des acheteurs pour  » pouvoir préparer la promesse.

Les vendeurs refusant de signer le compromis, ils ont été assigné par les acquéreurs en exécution forcée de la vente.

Les juges ont déduit de ces éléments (qui sont pourtant classiques !) que les parties avaient d’un commun accord soumis leur consentement à la signature d’un avant contrat de vente, qu’elles étaient donc restées au stade des pourparlers et que la vente n’était pas parfaite.

Il ne suffit plus de brandir l’article 1583 (accord sur la chose et le prix) du code civil pour que la vente soit parfaite : Avant la signature du compromis, le moment de la conclusion de la vente Lire l’article complet

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